2 FILLES CONTRE 300 MECS

 

Une rentrée d'enfer

 

Une rentrée d'enfer

le premier jour de clesse cette année? Trés, trés cool par rapport au précédent! Magalie et Madianique poussent un soupir de soulagement en repensant à la rentrée scolaire 1992. Elles s'en souviendrons toujours: pour la premiére fois de leur vie, elles ont eu  l'impression d'etre jetées dans un monde terriblement hostile.

Tout en enregistant leur inscription, le proviseur du lycée technique Maximilien-Perret de Vincennes les a prévenues:" vous serez deux filles, seules au milieu de trois cents garçons!" à 16 ns, ça impressionne, on le comprend.  Magalie et Madianique ne se connaissent pas encore: elles se préparent donc chacune de leur coté à affronter ces trois cents inconnus, qui vont évidemment les dévisager sans se gener le jour de la rentrée.

Elles passent leur été à essayer de se rassurer et ça marche. Jusqu'à la veille de la rentrée, car il s'agit "d'assurer" au maximum. Oh, il n'est certainement pas question de faire fureur auprés des mecs, elles ne viennent pas pour cela:mais il ne faut pas non plus se laisser marcher sur les pieds!

Pas facile de franchir la grille sous leur regard!

Le proviseur les a averties: le BTS équipement technique énergie prépare à des métiers dits d'hommes (climatisation,plomberie,etc..). Il y a encor bien peu de femmes dans ces secteurs, ce qui explique lenombre incroyable de garçons au lycée. Gare aux machos qui n'aiment pas que les filles empiétent sur leurs plates-bandes! Magalie et Madianique savent donc qu'il leur faudra s'imposer rapidement pour ne pas couler. Et le jour de la rentrée arrive: on imagine facilement leur battements de coeur en franchissant la grille qui les sépare encore du bruit des voix masculines animant la cour! Difficile d'etre discrétes! Premiér réflexe: elles se dirigent l'une vers l'autre. " Si l'une de nous deux avait été seule, le premier jour aurait été également le dérnier!" lache Magalie, en se souvenant de ses sueurs froides.

Perdues au milieu d'une foule de mecs, elles écoutent le proviseur faire l'appel avec un espoir secret: se retrouver dans la meme classe. Mais, pas de chance, elles n'ont pas choisie la meme option. L'entrée en cours les sépare vite. Leur classe respective compte une vingtaine de garçons: c'est encore beaucoups mais elles se sentent soulagées. Le plus dur est fait. Il ne reste plus qu'à s'imposer auprés de ces nouveaux copains, sur les visages desquels elles peuvent enfin mettre des noms. Magalie choisit d'adopter le principe du wait and see (attendre et voir). Madianique décide, elle, de prendre les choses en main. "Au début, c'était des réflexions du genre:"mais qu'est ce que tu viens faire là? Tu vas pas y arriver, c'est des boulots de mecs!"" explique-t-elle.

Ensuite, il y a eu les cours et les discussions pendant les pauses...Bref, ça s'est tassé rapidement. " En fait, les mecs se montrent meme souvent plus sympas avec nous qu'entre eux. Ils nous aident et nous respectent. Pourquoi moi, ça s'est si bien passé qu'au bout de quinze jours, j'ai été élue déléguée de classe!" avoue Madianique. " Moi, j'ai eu plus de mal, explique Magalie. Les mecs de ma clase sont moins murs que dans celle de Madianique. L'ambiance colo, grosses vannes, c'est lassant. Mais bon, ils sont vite devenus sympas e maintenant, ça se passe trés bien!"

"La seule qui ait encore peur, c'est ma mére..."

"En tous cas, admettent-elles en choeur, ça a changé nos habitudes. Au début, on en avait tellement marre d'etre avec des mecs à longueur de journée que, le week-end, on ne voyait plus que des copines!" Et l'amour au lycée? "oh, surtout pas, j'évite!" affirme Magalie. Autre son de cloche pour Madianique:" Moi, si! mais c'est un secret. Il n'est pas dans ma classe et personne ne sait que nous sortons ensemble. On fait semblant de ne as se connaitre dans les couloirs."

Des regrets? " Non, au contraire, c'est une expérience trés enrichissante, explique Madianique. ça m'a donné une véritable assurance professionnelle, vis-à-vis des hommes, que je n'avais pas auparavant. C'est important pour moi: je voudrais devenir ingénieur en climatisation et créer ma propre boite à la Guadeloupe!"

"C'est vrai que c'est une bonne expérience, reprend Magalie. En fait,la seule qui se sente encore un peu mal, c'est ma mére quand elle vient me chercher à la sortie du lycée!"

Pauvre maman: elle a bien tort de s'inquiéter.Les appréhensions de l'été dernier ne sont plus que de mauvais souvenirs. Madianique et Magalie abordent l'année scolaire qui commence sans aucune craint et meme avec.... une certaine satisfaction discréte!

 
 

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